L'administration Trump a durci les lois concernant les immigrés touchant des aides sociales. Donald Trump veut une immigration « au mérite ». Les migrants bénéficiant de prestations sociales, comme des soins subventionnés ou une allocation logement, risquent de se voir désormais refuser la nationalité américaine, selon des nouvelles règles annoncées lundi par le gouvernement américain.

Ces mesures ciblent des millions de travailleurs majoritairement hispaniques, occupant généralement des emplois peu rémunérés.
Jugés susceptibles de devenir des « charges pour la société », ils se verront refuser l'accès au territoire et ceux se trouvant déjà aux Etats-Unis se verront refuser la « carte verte », le permis de séjour américain, précise la nouvelle réglementation publiée par la Maison Blanche. S'ils ont déjà une carte verte, ils ne pourront pas obtenir la nationalité américaine.

Les "villes sanctuaires" sont des communes qui limitent leur coopération avec les agents fédéraux en charge de l'immigration. La Maison Blanche aurait tenté de mettre en place cette mesure à deux reprises au cours des six derniers mois.

La Maison Blanche a fait pression sur les services américains chargés de l'immigration pour relâcher des clandestins dans les rues de "villes sanctuaires". Les "villes sanctuaires" sont des communes, souvent dirigées par des démocrates, qui refusent d'arrêter à grande échelle les migrants en situation irrégulière, limitant leur coopération avec les agents fédéraux chargés de l'immigration, comme San Francisco ou Los Angeles par exemple.

Deux précédentes tentatives

news-imigration-5Alors que les trois quarts des Européens vivent en ville, quels sont les enjeux économiques de l’intégration urbaine ? Dans cette édition, nous parlons de l’accès au logement pour les plus vulnérables et de l’impact sur les infrastructures de l’arrivée de migrants avec des exemples d’initiatives en Espagne et en Finlande. Nous recueillons aussi le point de vue de la présidente d’Eurocities et maire de Nantes, Johanna Rolland et de la Commissaire européenne chargée de la politique régionale, Corina Cretu.Un Européen sur onze est en situation de privation matérielle d’après certains critères statistiques. Ils sont 30% à ne pas pouvoir faire face à une dépense imprévue et plus d’un sur dix consacre 40% de son budget à se loger.Certains ne peuvent pas couvrir leurs besoins de base, ils doivent s‘éloigner des centres-villes où se trouvent les emplois, ils ne sont plus en mesure de travailler et finissent par dépendre des allocations. Ce qui engendre un coût pour les collectivités, notamment locales. Notre reporter Monica Pinna est allée voir comment une grande ville comme Barcelone gère les choses. Dans la capitale catalane, environ 10.000 logements sont accessibles pour un prix inférieur au marché et spécifiquement destinés aux personnes vulnérables, soit moins de 2% des hébergements de la ville.