C'est sous ce titre révélateur, qui interpelle et qui tombe à point nommé à l'occasion de la commémoration du 76ème anniversaire de la présentation du Manifeste de l'indépendance du Maroc, qu'est apparu (Revue Zamane, Numéro 73, novembre 2019) un article (Mohamed Haouach) qui eut le mérite d'éclairer un chapitre essentiel mais oublié de l'histoire nationale : L'action du mouvement nationaliste marocain à travers LES Manifestes de l'indépendance.

Dans la présente contribution-réflexion citoyenne au débat public pour l'action, notre point de départ est constitué par la tenue à Rabat, le 17 janvier 2019, au siège du ministère marocain de l'Intérieur, d'une réunion de l'Observatoire National de la Migration.

L'O.N.M, bien qu'assurant une mission complémentaire, est une entité totalement indépendante et distincte de la Direction des migrations et de la surveillance des frontières et dépend directement du ministre de l'Intérieur, en vertu du décret n°2.04.751 (signé par le Premier ministre Driss Jettou), en date du 27 décembre 2004, portant création de l'O.N.M.

''De Tindouf à Laâyoune: Tarik Al Karama'' (la route de la dignité), un documentaire inédit, réalisé par la chaîne d'information Medi1 TV, porte un regard glaçant sur la situation humanitaire et des droits de l'homme dans les camps de Tindouf. Des populations livrées à elles-mêmes dans des conditions dégradantes où les nécessités les plus basiques font manifestement défaut.

C'est une réalité en contraste criant avec les conditions à Laâyoune. A l'autre extrémité de cette route qui semble séparer deux mondes disparates, dans les provinces du Sud du Maroc, le quotidien est tout autre, comme le documente cette production, dont l'avant-première a été présentée aux journalistes vendredi après-midi, et qui sera diffusé dimanche 14 avril en prime-time.Au long de plus d'une heure, fruit d'une investigation journalistique de cinq jours, où des témoignages de locaux détaillent le vécu de leurs auteurs sous toutes ses coutures, la journaliste espagnole Patricia Medjidi Juez, déplace le téléspectateur entre deux visions, deux réalités, deux vies à l'extrémité l'une de l'autre.