Le ministère de la Santé approuve la chloroquine; 40.000 salariés en arrêt temporaire de travail; Les demandes de reports d'échéances de crédits affluent... Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce vendredi:

 L'Economiste : Droit du travail: les questions qui préoccupent les dirigeants.
Le coronavirus désoriente les chefs d'entreprises: obligations contractuelles, risques sanitaires, mesures préventives... Les cabinets d'avocats sont inondés par les questions de leurs clients au sujet du droit du travail. « Les interrogations les plus récurrentes concernent la force majeure et ses effets sur l'exécution des contrats en cours, notamment ceux qui lient un employeur à son salarié », confie l'avocate Salima Bakouchi. La force majeure peut justifier la suspension d'un contrat de travail comme le prévoit l'article 54 du code du travail. En revanche, il est plus difficile d'engager un licenciement pour motifs technologique, structurel ou économique.


Crédit: les demandes de report d'échéances affluent.
La production de crédit s'est comportée plutôt normalement sur les deux premiers mois de l'année, relèvent plusieurs banquiers. En revanche, c'est une toute autre affaire depuis l'apparition du premier cas de coronavirus et les mesures prises par le gouvernement pour endiguer sa propagation. « Il y a un léger fléchissement depuis début mars », constatent-ils. La demande serait sévèrement touchée dans les prochains mois. Cela dépendra de la durée du confinement et de l'évolution de la situation sanitaire. En tout cas, l'appréciation des ménages va radicalement changer. Dans de nombreux cas, les projets d'achats de biens durables comme un véhicule ou d'investissement immobilier sont d'ores et déjà reportés, voire annulés, en raison des incertitudes sur l'ampleur et la durée de la crise.


Al Bayane : Une nouvelle unité de réanimation à l'hôpital Prince Moulay Abdellah.
Les structures de l'hôpital provincial Prince Moulay Abdellah de Salé ont été renforcées par une nouvelle unité de réanimation médicale, qui contribuera à augmenter la capacité litière du service de réanimation de l'hôpital. Créée dans le cadre des efforts déployés par le ministère de la Santé pour faire face à la pandémie de coronavirus et prendre en charge les personnes contaminées par ce virus, cette unité dispose des derniers équipements techniques et technologiques dans le domaine de la réanimation médicale. Elle devra réduire la pression potentielle sur l'hôpital en cas de réception de nouveaux cas contaminés par le nouveau coronavirus.


Al Ahdath Al Maghribia : Covid-19: Le Fonds spécial de gestion de la pandémie collecte près de 28 MMDH.
Le Fonds spécial dédié à la gestion de la pandémie du Coronavirus (Covid-19), mis en place sur Hautes instructions du roi Mohammed VI, a atteint près de 28 milliards de dirhams (MMDH), selon un décompte de la MAP. Plusieurs dons d'entreprises et de fondations viennent s'ajouter aux contributions suscitées, en plus des dons de particuliers et des montant recueillis à partir du service SMS sur le numéro « 1919 », mis en place pour permettre aux citoyens, s'ils le souhaitent, de contribuer au Fonds spécial de gestion de la pandémie du Coronavirus, sachant que chaque SMS vers ce numéro représente un don de 10 dirhams.
Covid-19: plus de 40.000 salariés en arrêt temporaire de travail.
Après le lancement du portail dédié à l'indemnité forfaitaire mensuelle, la CNSS a reçu 9 262 demandes d'entreprises, comptabilisant ainsi 41 213 salariés en arrêt temporaire de travail suite à l'état d'urgence sanitaire décrété au Maroc. Selon les données de la CNSS, le montant de l'indemnité forfaitaire mensuelle s'est chiffré, jusqu'à jeudi matin, à 41 millions de dirhams (MDH). Du 15 mars au 30 juin prochain, la CNSS s'engage à verser une compensation mensuelle nette s'élevant à 1000 DH pour le mois de mars, et 2000 DH pour les mois d'avril, mai et juin.


Bayane Al Yaoum : Le ministère de la Santé approuve l'utilisation de la chloroquine.
L'utilisation de la « chloroquine » et les publications scientifiques qui en découlent dans certain nombre de pays comme la Chine et les Etats-Unis ont toutes confirmé des résultats positifs pour l'utilisation dudit protocole dans le traitement des malades de Covid-19, a affirmé, mercredi, le ministère de la Santé, soulignant qu'il a adopté ce protocole de traitement après étude et décision de la Commission technique et scientifique du programme national de prévention et de contrôle de la grippe et des infections respiratoires aiguës sévères. « Dans le cadre de son interaction avec le débat en cours sur l'efficacité du protocole de traitement pour les personnes contaminées par le Covid-19 à base de la Chloroquine et de l'hydroxychloroquine, et soucieux du principe de transparence totale qu'il a adopté dès le départ, le ministère indique dans un communiqué que la description et l'utilisation de ce médicament qu'il a généralisé il y a quelques jours dans les centres hospitaliers universitaires et les directions régionales de la Santé au niveau du Royaume pour traiter les cas de contamination par le « Covid-19 », est un médicament connu et utilisé depuis des années pour guérir le paludisme et des maladies chroniques (telles que l'arthrite et autres maladies immunitaires) pour de longues durées pouvant atteindre des années parfois, et ce sous surveillance médicale stricte et spécialisée afin de suivre et limiter les effets secondaires qui peuvent en résulter.

Source : Revue de presse du vendredi 27 mars