L'administration Trump a durci les lois concernant les immigrés touchant des aides sociales. Donald Trump veut une immigration « au mérite ». Les migrants bénéficiant de prestations sociales, comme des soins subventionnés ou une allocation logement, risquent de se voir désormais refuser la nationalité américaine, selon des nouvelles règles annoncées lundi par le gouvernement américain.

Ces mesures ciblent des millions de travailleurs majoritairement hispaniques, occupant généralement des emplois peu rémunérés.
Jugés susceptibles de devenir des « charges pour la société », ils se verront refuser l'accès au territoire et ceux se trouvant déjà aux Etats-Unis se verront refuser la « carte verte », le permis de séjour américain, précise la nouvelle réglementation publiée par la Maison Blanche. S'ils ont déjà une carte verte, ils ne pourront pas obtenir la nationalité américaine.

Le ministre de l'Intérieur envisage que ce sujet soit abordé lors du débat annuel promis au Parlement dès septembre. Des quotas! Le mot est lâché. Christophe Castaner a annoncé, ce dimanche, dans le JDD, que le gouvernement était prêt à débattre en septembre avec le Parlement de l'instauration de «quotas» migratoires en France.

En janvier, Emmanuel Macron avait, de son côté, dans sa Lettre aux Français, évoqué l'idée d'« objectifs annuels» migratoires qui pourraient être fixés par le Parlement. Le député LR des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, met en garde: «J'avais fait cette proposition dans l'Hémicycle, il y a plus d'un an. Le gouvernement et sa majorité très à gauche s'y étaient systématiquement opposés», se souvient-il. Pour lui, «ce débat annoncé est un leurre pour masquer l'impuissance des actes». Un piège tendu à la droite ?

Les "villes sanctuaires" sont des communes qui limitent leur coopération avec les agents fédéraux en charge de l'immigration. La Maison Blanche aurait tenté de mettre en place cette mesure à deux reprises au cours des six derniers mois.

La Maison Blanche a fait pression sur les services américains chargés de l'immigration pour relâcher des clandestins dans les rues de "villes sanctuaires". Les "villes sanctuaires" sont des communes, souvent dirigées par des démocrates, qui refusent d'arrêter à grande échelle les migrants en situation irrégulière, limitant leur coopération avec les agents fédéraux chargés de l'immigration, comme San Francisco ou Los Angeles par exemple.

Deux précédentes tentatives